Figue de barbarie en arabe (التين الشوكي, el hendi) : bienfaits, index glycémique et diabète

Mis à jour le 2026-09-14 · 8 min de lecture

Rédigé par l’équipe DiaNatura+ · Notre démarche

Figue de barbarie en arabe (التين الشوكي, el hendi) : bienfaits, index glycémique et diabète

La figue de barbarie (التين الشوكي, « el hendi » en darija) est un fruit d'été à index glycémique bas à modéré, autour de 30 à 40 : un ou deux fruits, comptés comme une portion de fruit, conviennent à la plupart des personnes diabétiques. Les raquettes (nopal), mangées cuites avec le repas, ont atténué le pic de glycémie dans de petits essais ; l'huile de pépins n'a aucune action sur le sucre. Les pépins avalés en grande quantité peuvent provoquer une constipation sévère.

Comment dit-on figue de barbarie en arabe, en darija et en kabyle ?


En arabe standard, la figue de barbarie se dit التين الشوكي, littéralement la figue épineuse. En Algérie, presque personne n'emploie ce mot au marché : on dit « el hendi » (الهندي, l'Indien, souvenir du temps où l'on croyait le fruit venu des Indes) ou, dans certaines régions, « karmous ennsara » (كرموس النصارى). En kabyle, l'appellation varie selon les régions et les villages : nous préférons ne pas donner de nom unique plutôt que d'en inventer un.

Le nom scientifique est Opuntia ficus-indica, un cactus de la famille des Cactacées, originaire du Mexique et naturalisé autour de la Méditerranée depuis des siècles. La plante forme des raquettes plates et épineuses, les cladodes, que les Mexicains mangent jeunes et cuites sous le nom de nopal. Le fruit, jaune-orangé, rouge ou violet selon la variété, pousse au bord des raquettes et mûrit chez nous d'août à octobre.

Deux confusions à éviter. La figue de barbarie n'a rien à voir avec la figue du figuier (كرموس, karmous), un autre fruit, plus sucré. Et le mot الصبار (sabbar) désigne en arabe aussi bien le cactus qui porte el hendi que l'aloe vera vendu pour la peau ; au Levant, il nomme même le fruit. Quand on vous parle de jus de sabbar pour le diabète, demandez de quelle plante il s'agit : ce guide parle uniquement d'Opuntia.

Bienfaits de la figue de barbarie : ce que la tradition lui prête


Dans la tradition populaire algérienne, la figue de barbarie est d'abord un fruit qui coupe la soif et qui cale en plein été : les familles en rapportent des seaux entiers et la mangent froide. On lui prête aussi la réputation de « resserrer le ventre », autrement dit d'arrêter la diarrhée, effet attribué à la pulpe comme aux pépins. Les raquettes, fendues et tiédies, servaient de cataplasme sur les brûlures et les entorses, et leur mucilage était bu contre les brûlures d'estomac.

Deux usages plus récents se sont ajoutés depuis une quinzaine d'années : l'huile de pépins de figue de barbarie, vendue comme soin anti-âge du visage et des cheveux, et le vinaigre de figue de barbarie, présenté comme condiment santé. Quant à la réputation de fruit du diabétique, elle vient surtout du Mexique, où le nopal fait partie de l'alimentation courante des personnes diabétiques. Voyons ce qui, dans tout cela, résiste aux études.

Que disent les études sur la figue de barbarie et le nopal ?


Le niveau de preuve dépend de la partie de la plante. Pour le fruit, les données solides concernent sa composition : beaucoup d'eau, des fibres, de la vitamine C et des bétalaïnes, ces pigments rouge-violet qui lui donnent sa couleur et une activité antioxydante mesurée en laboratoire. Que ces antioxydants changent quelque chose à la santé d'une personne qui mange quelques fruits par saison, aucun essai clinique ne l'a démontré.

Pour les raquettes, il existe de petits essais cliniques, menés au Mexique chez des personnes diabétiques de type 2 : lorsque le nopal cuit était mangé avec le repas, le pic de glycémie qui suivait était moins haut qu'avec le même repas sans nopal. Effectifs faibles, quelques dizaines de personnes, durée courte ; les fibres visqueuses ralentissent sans doute l'absorption des sucres. Notre guide sur la glycémie après le repas explique pourquoi ce pic compte autant.

Pour les jus, poudres et gélules d'extrait de nopal, les preuves sont nettement plus faibles : études sur l'animal, essais très courts ou résultats contradictoires. Pour l'huile de pépins, aucune étude ne montre d'effet sur la glycémie ; pour le vinaigre, aucune preuve du tout. En résumé, la seule allégation qui tient un peu concerne le nopal mangé comme légume pendant le repas, et elle reste préliminaire.

  • Fruit frais : composition bien connue (eau, fibres, vitamine C, bétalaïnes) ; aucun essai clinique sur la glycémie.
  • Nopal cuit avec le repas : de petits essais mexicains suggèrent un pic de glycémie atténué ; preuve préliminaire.
  • Jus, poudre ou gélules de nopal : données animales ou essais très courts ; preuve faible.
  • Huile de pépins : usage cosmétique ; aucune étude sur la glycémie.
  • Vinaigre de figue de barbarie : condiment ; aucune preuve.

Figue de barbarie et diabète : fait-elle monter la glycémie ?


Oui, comme tout fruit, mais modérément. La pulpe contient environ 10 à 14 % de sucres naturels, et ses fibres donnent un index glycémique bas à modéré, autour de 30 à 40 selon les mesures, nettement sous celui du pain blanc. Un diabétique peut donc en manger, à condition de la compter comme une portion de fruit : un ou deux fruits, pas le seau. La réponse fruit par fruit se trouve dans notre guide sur les fruits et leur index glycémique.

Côté calories, la figue de barbarie est légère : environ 40 à 50 kcal par fruit épluché, soit moins qu'une banane. Ce n'est pas le fruit qui fait grossir ou maigrir, c'est le nombre de fruits, et rien ne montre qu'il agisse sur le poids. Trois repères pour un diabétique : la manger entière plutôt qu'en jus, la prendre en fin de repas plutôt qu'à jeun, et mesurer une fois sa glycémie deux heures après pour connaître sa propre réaction.

Rouge ou jaune ? La variété rouge-violette contient plus de bétalaïnes, donc plus d'antioxydants, mais ses sucres sont du même ordre que ceux de la jaune-orangée, la plus courante en Algérie : pour la glycémie, la couleur ne change rien. Le nopal, lui, contient très peu de sucres et beaucoup de fibres visqueuses ; c'est lui, et non le fruit, qui a montré un effet sur le pic après le repas dans les petits essais cités plus haut.

Fruit emblématique de la Kabylie, la figue (الكرموس), fraîche ou sèche ne se compte pas de la même façon pour un diabétique ; notre guide parle aussi des feuilles de figuier.

Fruit d'automne très présent sur les marchés algériens, la grenade (الرمان) soulève une question précise : fait-elle monter le sucre ? Notre guide compare le fruit entier, le jus, le dibs et l'écorce.

Figue de barbarie et nopal : effet attendu sur la glycémie selon la forme
FormeSucresEffet sur la glycémieRepère raisonnable
Fruit frais entier10 à 14 % de sucres naturelsHausse modérée, IG bas à modéré (30 à 40)Un ou deux fruits, comme une portion de fruit
Jus de figue de barbarieSucres concentrés, sans fibresHausse plus rapide et plus forteÀ éviter, un demi-verre au maximum
Nopal cuit (raquettes jeunes)Très peuPic après le repas atténué dans de petits essaisComme légume, avec le repas, accord du médecin
Poudre ou gélules de nopalNégligeablesPreuves faiblesPas de recommandation possible
Huile de pépinsAucunAucun effet démontréCosmétique uniquement
Vinaigre de figue de barbarieTracesAucune preuveCondiment, comme tout vinaigre

Figue de barbarie : saison, prix en Algérie et comment la manger


La saison va d'août à octobre : c'est le fruit de la fin de l'été, vendu à la pièce ou au seau au bord des routes, sur les marchés et par des vendeurs ambulants, pour un prix parmi les plus bas du rayon fruits. On distingue trois types selon la couleur : la jaune-orangée, la plus répandue, la rouge-violette et la blanche-verdâtre ; elles diffèrent par le goût, pas par le sucre. Hors saison, on la trouve transformée : confiture, jus, vinaigre, gélules de nopal importées et huile.

Pour la manger sans se piquer, on la nettoie sous l'eau avant de la toucher, car la peau porte des glochides, des épines microscopiques ; puis on coupe les extrémités, on fend la peau et on la retourne comme un gant. La pulpe se mange avec ses pépins, avalés sans les mâcher. L'huile de pépins demande une quantité énorme de pépins pour un petit flacon : c'est l'une des huiles végétales les plus chères qui existent, vendue pour la peau et les cheveux uniquement. Vinaigre et gélules de nopal : chez les herboristes et en ligne, quelques centaines de dinars, sans garantie de composition.

Constipation, reins, grossesse : quels sont les dangers de la figue de barbarie ?


Le vrai risque, ce sont les pépins. Avalés en grande quantité, par exemple un seau de fruits en une après-midi, ils forment une masse compacte dans l'intestin : constipation sévère, douleurs, et des cas d'occlusion intestinale ont été rapportés, surtout chez l'enfant, la personne âgée ou après une chirurgie du ventre. La tradition, qui lui prête l'effet de « resserrer le ventre », oublie de dire que l'excès peut aller jusqu'à bloquer l'intestin. Règle simple : quelques fruits, beaucoup d'eau, et une consultation si le ventre se bloque.

Les reins, eux, ne sont pas menacés par le fruit : aucune étude n'a démontré de danger pour les reins, et la crainte vient sans doute d'une confusion avec le problème des pépins, ou avec l'apport de potassium chez les personnes déjà en insuffisance rénale, à discuter avec le néphrologue. Pendant la grossesse, le fruit est autorisé en quantité normale ; les extraits, gélules et jus concentrés n'ont pas été étudiés chez la femme enceinte.

Reste la question des interactions pour le diabétique sous traitement. Le nopal mangé au repas peut s'ajouter à l'effet des médicaments et, en théorie, favoriser une hypoglycémie chez une personne sous insuline ou sous sulfamides ; il faut donc en parler au médecin avant d'en faire une habitude, et ne jamais modifier soi-même son traitement du diabète, metformine ou insuline, ni un anticoagulant.

Quelle place pour la figue de barbarie dans une approche cohérente du diabète ?


Une place de fruit de saison. El hendi n'est pas un traitement, mais ce n'est pas non plus un fruit à bannir : un ou deux fruits en fin de repas, comptés dans la portion de fruit du jour, s'intègrent dans l'alimentation d'un diabétique équilibré. Le nopal cuit, mangé comme légume, est une piste à essayer avec l'accord du médecin. Ce qui pèse vraiment sur la glycémie reste le socle connu : repas à heures fixes, pain et couscous en quantité maîtrisée, marche quotidienne, sommeil et prise correcte des médicaments.

Par transparence : DiaNatura+ ne contient pas de figue de barbarie ni de nopal. C'est un complément alimentaire à base de moringa et de curcuma, en gélule halal fabriquée en Algérie, proposé en offre unique, 1 boîte à 7 900 DA. Il peut accompagner une hygiène de vie sérieuse, il ne remplace jamais le traitement et il se discute avec le médecin, comme toute plante. Pour savoir ce que le moringa a réellement montré, lisez notre guide moringa : bienfaits et dangers ; la composition complète est sur la page officielle.

Parmi les légumes du terroir qui allègent un couscous, la guernina a son guide : guernina en français : scolyme d'Espagne et glycémie.

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Questions fréquentes

Comment dit-on figue de barbarie en arabe, en darija et en kabyle ?+

En arabe standard : التين الشوكي (tine chawki). En darija algérienne : « el hendi » (الهندي) et, dans certaines régions, « karmous ennsara » (كرموس النصارى). En kabyle, le nom varie selon les régions et les villages, nous ne donnons donc pas de forme unique. Le nom scientifique est Opuntia ficus-indica, et les raquettes se nomment nopal ou cladodes.

La figue de barbarie fait-elle monter la glycémie ?+

Oui, modérément, comme tout fruit : sa pulpe contient environ 10 à 14 % de sucres naturels, mais ses fibres et son eau limitent la montée. Un ou deux fruits entiers provoquent une hausse modérée ; un grand verre de jus, sans les fibres, fait monter plus vite. Le mieux est de mesurer une fois sa glycémie deux heures après pour connaître sa propre réaction.

Quel est l'index glycémique de la figue de barbarie ?+

Son index glycémique est bas à modéré, autour de 30 à 40 selon les mesures publiées, ce qui la place parmi les fruits raisonnables pour un diabétique, nettement sous le pain blanc. L'index ne dit pas tout : la quantité mangée compte autant, et le jus perd l'avantage des fibres. Un ou deux fruits entiers restent le bon repère.

Un diabétique peut-il manger des figues de barbarie, et combien ?+

Oui, en la comptant comme une portion de fruit : un ou deux fruits, de préférence en fin de repas plutôt qu'à jeun, et pas en plus des autres fruits du jour. Le seau partagé en famille, en revanche, cumule sucres et pépins. En cas de diabète mal équilibré ou de traitement par insuline, demandez l'avis du médecin ou du diététicien.

La figue de barbarie rouge est-elle meilleure que la jaune ?+

Pour les antioxydants, oui : la rouge-violette contient plus de bétalaïnes, les pigments responsables de sa couleur. Pour la glycémie, non : ses sucres sont du même ordre que ceux de la jaune-orangée, la plus répandue en Algérie, et l'index glycémique reste bas à modéré dans les deux cas. Choisissez selon le goût, et gardez la même portion.

Les raquettes (nopal) aident-elles la glycémie ?+

De petits essais menés au Mexique chez des personnes diabétiques de type 2 suggèrent que le nopal cuit, mangé avec le repas, atténue le pic de glycémie qui suit, grâce à ses fibres visqueuses. Ce sont des essais courts, sur quelques dizaines de personnes ; les jus et gélules de nopal ont des preuves plus faibles. À essayer comme légume, avec l'accord du médecin, jamais à la place du traitement.

L'huile de figue de barbarie agit-elle sur le diabète ?+

Non. L'huile de pépins de figue de barbarie est un produit cosmétique, utilisé sur la peau et les cheveux ; elle n'est pas destinée à être avalée et aucune étude ne lui attribue un effet sur la glycémie ou le diabète. Son prix très élevé vient de la quantité de pépins nécessaire, pas d'une vertu médicale. Pour le sucre, seule la raquette cuite a des données préliminaires.

Les pépins sont-ils dangereux (constipation, reins) ?+

Avalés en petite quantité, non. Avalés en grande quantité, oui : ils forment une masse dure dans l'intestin, avec constipation sévère et des cas d'occlusion rapportés, surtout chez l'enfant, la personne âgée ou après une chirurgie abdominale. Aucun danger pour les reins n'a été démontré. Buvez de l'eau, limitez-vous à quelques fruits, et consultez si le ventre se bloque.

Sources et références

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. DiaNatura+ est un complément alimentaire, pas un médicament : il ne traite ni ne guérit aucune maladie. Consultez votre médecin, surtout en cas de traitement en cours.

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